LILLIAD fait son « selfie »
LILLIAD fait son « selfie » (!)

« Comment montrer la vie dans ce bâtiment moderniste, com­ment évoquer ses formes élégantes sans tomber dans la simple recherche graphique ? »… Tel a été le leitmotiv qui a ani­mé les photographes de la SPUL après que la direction de LILLIAD Learning center Innovation leur a demandé de travailler sur le sujet.

C’est en groupe que nous aimons travailler, afin de recueillir non pas un, mais plusieurs points de vue : chaque œil voit le monde à sa façon. Et c’est en groupe que nous avons réalisé une banque d’images de 120 clichés destinés aux communicants de ce vaisseau de pierre et de livres.

Maintenant, c’est une sélection de 18 photos qui vous est pro­posée pour habiter le lieu de ses propres photos, tel un gigan­tesque « selfie ».

Les étudiants, l’ADN du site de LILLIAD, l’habitent et le digèrent. On les voit assis, debout, allongés, le corps apaisé, mais le cer­veau en pleine activité.

Et en s’approchant un peu, on peut entendre une voix faible qui murmure « Esprit, vole au-dessus de nos têtes ! »

Faire Œeuvre Photographique 2018
Faire Œeuvre Photographique 2018

En octobre 2017, les ateliers proposés par la Société Photographique des Universités de Lille ont ouvert leurs portes pour la deuxième saison dans les locaux de l'Espace Culture.

L’exposition que vous êtes invités à parcourir est le fruit du travail artistique des participants aux deux ateliers complé­mentaires proposés cette année : « Faire œuvre Photogra­phique » et « Photographie Mode d'Em­ploi », animés respec­tivement par Jean-Pierre Verrue et Bernard Dupont.

Cinq thèmes aussi riches que variés ont été travaillés : « Au Ras du Sol », « Mauvais Temps », « Entre les Murs », et, inspirés par la programmation de l'Espace Culture : « Les Formes » et « l'Eau ». In fine, la production photographique des participants est impressionnante tant sur le plan quan­titatif que qualitatif ! De toute évidence, cela fût particuliè­rement inspirant !

C'est une sélection de ce travail photographique qui vous est présentée dans cette exposition.

Nous espérons que vous apprécierez autant que nous, la créativité exprimée dans chacune de leurs photos !

Le royaume des Aulnes
Le royaume des Aulnes

LE ROYAUME DES AULNES

Il était une fois, dans un lieu particulier… La résidence des Aulnes est une maison de retraite ou, pour reprendre l’acronyme administratif en vigueur, un EHPAD (« Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes »), situé à Hem, à un jet de pierre de Lannoy, sa vraie com­mune de rattachement. Cette enclave territoriale rassemble de nombreuses reines et quelques rois, tous d’âge canonique et tous vénérables. Des personnes âgées, donc. Parfois très âgées, chaude­ment vêtues en toutes saisons. Avec des cheveux et des sourcils si blancs. Avec des corps fati­gués, déréglés. Avec des visages ridés. Avec des gestes lents, approximatifs, comptés. Avec des regards fixes qui semblent interroger le lointain. Mais qu’une visite soit annoncée, et c’est fête. Surtout si la famille vient les voir. Les soucis de santé sont aussitôt oubliés. Les yeux pétillent de plaisir. Les paroles sont libérées. Elles disent le passé, ses peines mais surtout ses joies, ses contraintes et ses immenses libertés, ses pauvretés et toutes ses richesses. Ce grand royaume contient notre patrimoine.

Quand il évoque ses histoires, qui font le fonds de notre histoire, le peuple des Aulnes est beau.

Faire Œuvre Photographique 2017
Faire Œuvre Photographique 2017
Restitution des travaux des participants à la session 2016-2017 des ateliers
À fleur de peau
À fleur de peau
Un Diamant !

Un diamant, oui, c’est bien ce que l’on trouve dans cette exposition-photo hors-normes. Un diamant dans sa forme, tout d’abord. Une coquetterie d’auteur, qui fuit l’accrochage traditionnel tout en long, et propose au visiteur un spectacle narratif.

Un voyage. Un parcours, quasi-initiatique. Un chemin se terminant là où il avait commencé, comme une invitation à le revisiter à l’envers. Le doigt du premier pointe vers le poing du dernier en s’y opposant, comme un défi lancé avant un combat de rue. Et, partout, ces yeux qui vous regardent. Fixement. Si bien que le spectateur n’est peut-être pas, finalement, celui que l’on croit.

Et puis, un diamant qui accroche puis explose la lumière en mille facettes. Oui, photo égale lumière, et ici l'on verra comment les transparences de la peau ont pu être captées par des éclairages soignés. L’encre tatouée apparaît en un clair-obscur intimiste, qui nous permet de rentrer en partie dans la personnalité de ces personnages attachants.

Aussi, un diamant qui écorche les corps. La souffrance du tatoué, celle qu’il accepte au moment même où la fine aiguille encrée pénètre sa peau, mais souvent aussi celle qu’il porte en lui, et qu’il sublime par cette écriture sur soi que seuls les initiés peuvent comprendre. Combien d’histoires, combien de parcours de vie prennent corps sous nos yeux, sous l’œil du photographe ?

Enfin, un diamant dans sa conception même. Jean-Pierre Verrue, photographe nordiste, a choisi de mener à bien un projet d’envergure, unique, un joyau : travailler le matériau humain sur un campus universitaire, depuis l’idée originale (une série-marathon de 62 séances-portrait en studio, suivant un protocole immuable) jusqu’au rendu final (une double expo-photo sur deux lieux), avec toutes ces étapes intermédiaires qui font la qualité de l’ensemble (conception, installation, relation aux modèles, développement, sélection, amélioration, scénographie, tirages, encadrement, accrochage, communication, cartels, vernissage...)

Un projet de livre-photo retraçant l’aventure est en gestation.

Olivier Sirven

La peau que j'habite #2
La peau que j'habite #2

Cela fait maintenant plus de deux ans que la Société Photographique des Universités de Lille explore les pratiques corporelles contemporaines, tout particulièrement les tatouages. Les premières séances de prises de vues ont vite démontré que les modèles ne concevaient jamais une esthétique des chairs et de leur enveloppe comme un acte superficiel de consommation culturelle ostentatoire qu’on confie à un designer à la mode. Tout tatouage a une densité, une profondeur, une vérité, mieux : une histoire, une histoire personnelle, singulière, intime. D’où le titre de l’exposition, qui se réfère évidemment à ce qu’évoque le film éponyme de Pedro Almodovar « la piel que habito ». Un autre titre, au moins aussi pertinent, est possible : « la peau que je suis », par référence aux cultures asiatiques dans lesquelles toute individualité est une peau quand les langues occidentales proposent plutôt d’avoir une peau. Ainsi cette exposition photographique défend l’idée que la peau est une construction mentale, psychologique, anthropologique, sociologique, historique, voire – plus souvent qu’on ne le croit - religieuse ou politique.

L’étendue du sujet n’est ici qu’effleurée par la présentation de 24 œuvres alternant deux pratiques photographiques bien distinctes : le portrait in situ et le portrait de studio. Les modèles sont des volontaires de tous âges, de tous sexes et de toutes conditions. Les photographes ont adopté un protocole immuable. Chaque tatoué-e devait d’abord accepter d’être interviewé-e et de raconter l’histoire, souvent très riche, des transformations de leur peau avant toute prise de vue. Les prises de vue cherchaient ensuite à mettre en scène ses signes distinctifs, soit ostensiblement en décor naturel, soit allusivement dans l’intimité du studio. Les œuvres présentées alternent exhibition et pudeur, mais toutes ont en définitive un secret.

Il est clair que la réalisation de cette exposition doit être créditée avant tout aux modèles-volontaires qui ont accordé leur confiance à la SPUL et dont les témoignages, souvent émouvants, ont marqué les photographes ayant participé à cette expérience. La SPUL tient à remercier les services d’Action Culture de l’université de Lille 3 pour son soutien enthousiaste à ce projet qui a ainsi la chance de prendre vie dans la belle clarté de ce hall de verre.

Nous remercions vivement "Action Culture Lille3" qui a assuré la production de cette exposition

La peau que j'habite
La peau que j'habite

En liaison avec la thématique du Corps initiée par l’Espace Culture pour l’année universitaire 2013/2014, la Société Photographique des Universités de Lille a choisi de témoigner sur les pratiques corporelles contemporaines, tout particulièrement les tatouages et les piercings. Les premières séances de prises de vues ont vite (dé)montré que les modèles ne concevaient jamais une décoration charnelle comme un acte de consommation convenu en référence à une mode. Tout tatouage, tout piercing a une histoire, et d’abord une histoire personnelle, singulière, intime. D’où le titre du projet, qui se réfère évidemment à ce que suggère le film éponyme de Pedro Almodovar « la piel que habito ». Mais un autre titre, au moins aussi pertinent, est possible : « la peau que je suis », qui se réfère aux cultures asiatiques pour lesquelles toute personne est une peau quand les langues occidentales proposent naturellement la locution avoir une peau. Ainsi cette exposition photographique défend l’idée que la peau peut être une construction mentale, psychologique, anthropologique, sociologique, historique, voire politique.

L’étendue du sujet n’est qu’effleurée par la présentation de 41 œuvres recouvrant deux pratiques photographiques bien distinctes : le reportage et le portrait de studio.

Le reportage de Madjid Anzar montre sur le vif comment les mariages maghrébins célébrés en France se réapproprient en les détournant les codes des tatouages ancestraux dont la vocation originelle était de situer les individus dans le groupe social.

Les portraits de studio exposent des volontaires de tous âges, de tous sexes, de toutes professions, bref des représentants de la société civile. Les photographes de la SPUL ont adopté un protocole immuable. Les modèles étaient d’abord interviewés pour répondre à la question « quelle est l’histoire de votre tatouage ? ».

Les prises de vue mettaient en scène leurs motivations tout en respectant la volonté d’anonymat. Cette approche particulière est soulignée par l’adjonction d’un dispositif sonore aux tirages photographiques afin que les spectateurs disposent de repères oraux. Les QR codes placés sous les portraits permettent d’accéder aux fichiers-sons dans lesquels les modèles racontent l’histoire de leurs transformations corporelles.

La réalisation de cette exposition doit avant tout être attribuée aux modèles-volontaires (merci à Charlène, Charly, Christophe, Circé, Dominique B., Dominique H., Jean-Baptiste, Joséphine, Nicolas, Virginie, Virginie W., Yan, ainsi qu’à Madjid Anzar) dont les témoignages, souvent émouvants, ont marqué les photographes ayant participé à cette expérience. Elle doit beaucoup à la collaboration avec Radio Campus – René Lavergne en tête – où l’on trouve de grands spécialistes du traitement du son. Enfin, on ne répètera jamais assez que la passion photographique trouve sur le campus de Lille 1 l’appui indéfectible du SEMM et de l’Espace Culture.

I love you
I love you

Il y a exactement un an, la Commission européenne chargée de l’éducation, de la culture, du multi­linguisme et de la jeunesse mettait en place « les rencontres amoureuses internationales dans le cadre de la Journée européenne des langues, où le multilinguisme est la langue de l’amour. »

La Société Photographique des Universités de Lille – la SPUL – approuve sans réserve cette approche internationale du multilinguisme non sans la détourner malicieusement puisqu’elle questionne le langage de l’image dans sa capacité à exprimer le sentiment amoureux. Elle a décidé en conséquence d’organiser un concours photographique ouvert aux universitaires du monde entier où il leur était demandé de capter l’amour à travers l’objectif photographique : point de mots pour cela, seule l'image suffit. Objectif ambitieux peut-être, exigeant sans aucun doute. Parmi le petit nombre de photos reçues aucune n'a finalement été retenue ; la qualité, tant technique qu'artistique, n'était hélas pas au rendez-vous. Ce sont les membres de la SPUL qui ont objectivement su le mieux traiter cette thématique difficile avec rigueur, élégance et maturité.

L’exposition présentée aujourd’hui est donc constituée de photos prises par nos membres. Il y a des couples d’étudiants qui profitent de notre présence au festival MixCité pour prendre la pose et fixer leur bonheur. Il y a de jeunes mariés heureux, sérieux, endimanchés. Il y a de vieux couples, de tendres inséparables. Il y a des grands-parents attentionnés auprès de leurs petits enfants. Il y a des bébés qui ouvrent grand leurs yeux en reconnaissant leur maman. Des bras s’ouvrent. Des bras enlacent. Des corps se frôlent. Des sourires. Des rires...

Aucun doute : c’est ça, l’amour ; des attitudes et des postures qui ne trompent pas ; beaucoup de photogénie somme toute. Cependant, visiteurs : méfiez-vous ! Tout cela est trop beau pour être vrai ! Et si tout était simulé ? Et si ces photos étaient des faux semblants, des mises en scènes théâtrales ?

La vérité est que cette exposition mélange du « vrai » et du « faux ». A vous de faire la part des choses...

Remerciements

Merci à tous les modèles (y compris ceux en plastique), avec une mention particulière aux étudiants de Lille 3 de l’atelier théâtral « Festival des mots d’amour » dirigé par Alexandre Louschik.

Merci au SEMM et à l’Espace Culture de Lille 1 ainsi qu'à l’Action Culture de Lille 3 pour l'aide technique.

Merci à l’Espace Culture et au service des relations internationales de Lille 1, à l’Action Culture de Lille 3 ainsi qu’au CROUS qui ont soutenu financièrement le projet.

Premier jour
Premier jour

Illustrer la lumière avec la photographie est presque énoncer un pléonasme, puisque "Photo-Graphie" signifie écrire avec la lumière. Pour illustrer la lumière en photographie, pourquoi ne pas en raconter l'histoire ? On peut le faire en établissant une rétrospective des plus grandes photographies, ou en s'inspirant des différents courants qui ont animé et/ou animent encore notre médium. Il s’agit alors de raconter une histoire au futur antérieur.

La photographie numérique a supplanté dans les usages tous les autres procédés d’enregistrement de la lumière. Cette avancée technologique doublée d’un succès économique ne rend nullement obsolètes les dispositifs antérieurs sur le plan artistique. Dans l’inconscient collectif, ceux-ci gardent l’aura fière du travail de l’artisan, de son ingéniosité et de la belle ouvrage. Leur succession - daguerréotype, calotype, albumine, collodion, gélatino-bromure d’argent, Kodak, l’autochrome, le 24x36, le polaroïd – s’est doublée d’évolutions du goût et des écoles artistiques – le mouvement héliographique (et son journal La Lumière !), le pictorialisme, le groupe Photo-Sécession, le surréalisme, le reportage social, le reportage journalistique, la photographie humaniste, le pop-art, la photographie poétique, conceptuelle, l’Ars povera ...

C'est cette voie qu'ont suivie les photographes de la SPUL : tenter d'illustrer quelques pages de l'histoire de la photographie en mettant leurs pas dans les pas de quelques photographes reconnus. Ils vous présentent ici le résultat de cette promenade artistique et historique.

A Celebration In Our Eyes
A Celebration In Our Eyes

La SPUL - Société Photographique des Universités de Lille a organisé pendant l’année universitaire 2012 - 2013 le  concours international de photographie intitulé « Celebration In Our Eyes » dont le thème est "La fête chez nous". L’idée du concours était de montrer à travers la photographie des multiples traditions de faire la fête dans tous les coins du monde.

En juillet 2013 le jury a choisi 40 lauréats du concours dont les photos font aujourd’hui objet de l’exposition « Celebration In Our Eyes »  que vous pouvez contempler jusqu’au 11 octobre.

Us And Costumes
Mixité 2012